Une colline haute, l'irrépressible escalade de quelque mille regards. Un ciel d'orange, un chemin de bancs cassés, un dessin fin d'aveugle. Les feuilles cisèlent les cimes et les cimes terrent l'oeuil, moi je marche et je me perds. Le coup classique qu'on se promet de ne pas subir encore, qui pousse à vivre l'autre au loin.
On fixe l'essence qui garantit la constance, l'essentiel, au mieux d'aimer un peu. Je débouchonne le bidon en plastic en me souciant de laisser une trace, le carburant s'écoule jusqu'à l'overdose, le moteur crache en silence, je laisse couler encore.
Et si je devais rester, je m'en irais.